Antiparasitaires sans ordonnance : ce qu’on peut traiter soi-même

par Renard Julien
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Antiparasitaires sans ordonnance : ce qu'on peut traiter soi-même OrdMed Santé

Des démangeaisons qui reviennent le soir. Un enfant qui se gratte la tête sans arrêt. Les parasites font partie de la vie de famille, surtout quand les enfants vont à l’école ou à la crèche. Bonne nouvelle : plusieurs infestations peuvent être traitées avec des antiparasitaires sans ordonnance. Encore faut-il savoir lesquelles, avec quel produit et à quel moment l’automédication atteint ses limites. Voici le point, parasite par parasite.

Antiparasitaires internes ou externes : quelle différence ?

Avant de choisir un traitement, il est important d’identifier le parasite et la zone du corps touchée. Sur lasante.net/nos-medicaments, les médicaments sont classés par maladie et par symptôme, avec des filtres adaptés à l’âge, du bébé à l’adulte. De quoi mieux s’orienter vers un produit approprié avant de demander conseil à un professionnel de santé.

LaSante.net est le prolongement en ligne de la pharmacie du Bizet, une officine située à Villeneuve-d’Ascq, près de Lille. Le site réunit plus de 15 000 références : médicaments sans ordonnance, parapharmacie, produits naturels et soins vétérinaires. Chaque commande passe par un contrôle pharmaceutique avant l’envoi. Une équipe de pharmaciens diplômés répond aussi aux questions de santé. Les médicaments sur ordonnance, eux, ne sont pas vendus en ligne. La livraison prend 24 à 48 heures et le retrait au comptoir de la pharmacie reste possible.

Les antiparasitaires internes

Ils se prennent par la bouche, sous forme de comprimés ou de suspension buvable. Ils agissent dans l’intestin contre les vers. On les appelle aussi vermifuges. Contre les oxyures, plusieurs traitements sont disponibles en pharmacie, dont certains sans ordonnance. Le choix du produit et la nécessité de renouveler la prise deux à trois semaines plus tard dépendent du médicament utilisé. Il faut suivre la notice et demander conseil à un pharmacien.

Les antiparasitaires externes

Ils s’appliquent sur la peau ou les cheveux, sous forme de lotions, de sprays ou de crèmes. Ils ciblent les parasites qui vivent à l’extérieur du corps, comme les poux ou l’acarien responsable de la gale. Contre les poux, les produits à base de diméticone sont couramment utilisés. Cette huile de silicone agit en bloquant les fonctions vitales des poux. Son mode d’action physique limite le risque de résistance.

Oxyures, poux, gale : ce qu’on peut traiter soi-même

Les oxyures, des vers fréquents chez l’enfant

L’oxyurose est l’une des parasitoses intestinales les plus fréquentes, surtout chez les enfants. Le principal symptôme ? Des démangeaisons anales, particulièrement le soir. On aperçoit parfois de petits vers blancs dans les selles ou autour de l’anus. Le traitement peut concerner toute la famille, selon les recommandations du professionnel de santé. L’hygiène compte aussi : ongles courts, mains lavées avant les repas et après les toilettes, linge de lit et sous-vêtements changés régulièrement. Il faut suivre la notice du médicament pour savoir quand renouveler la prise.

Et les remèdes naturels ? Graines de courge, ail, curcuma ou huiles essentielles sont souvent évoqués sur Internet. Leur efficacité contre les vers intestinaux n’est pas suffisamment démontrée. Ces produits ne remplacent donc pas un vermifuge adapté. Il est préférable de demander conseil à un pharmacien avant d’en donner à un enfant.

Les poux, l’affaire des cours d’école

Les poux touchent surtout les enfants d’âge scolaire. Ils ne transmettent pas de maladie, mais se propagent facilement. Le traitement s’applique selon les indications du produit, puis un peigne fin permet de retirer les poux et les lentes. Une deuxième application peut être nécessaire quelques jours plus tard : il faut respecter le délai indiqué sur la notice. Le peignage seul peut être insuffisant. Inutile de traiter « en prévention » : aucun produit ne protège durablement contre une nouvelle infestation. Pensez aussi à nettoyer les objets en contact avec les cheveux et à laver les taies d’oreiller, bonnets et écharpes selon les consignes d’entretien.

Les poux, l’affaire des cours d’école OrdMed Santé

La gale, une limite claire

La gale, c’est autre chose. Elle provoque des démangeaisons intenses, souvent plus fortes la nuit. Elle nécessite un traitement adapté. Un médecin doit confirmer le diagnostic et prescrire, si nécessaire, le traitement approprié : crème à la perméthrine, lotion au benzoate de benzyle ou comprimés d’ivermectine. Les proches doivent parfois être traités en même temps afin d’éviter une nouvelle infestation. Le linge et les vêtements doivent aussi être pris en charge selon les recommandations médicales. Ici, mieux vaut consulter avant de traiter.

Enfants et femmes enceintes : des précautions en plus

Chez l’enfant comme pendant la grossesse, la prudence s’impose. Voici les principales règles à retenir :

  • Chez le bébé, certains produits antipoux peuvent être inadaptés. Demandez conseil à un professionnel de santé. Le peignage humide avec un peigne fin peut être une solution, selon l’âge de l’enfant.
  • Avant d’administrer un vermifuge à un jeune enfant, vérifiez les indications du médicament et demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
  • Les comprimés d’ivermectine utilisés contre la gale ne conviennent pas aux enfants pesant moins de 15 kg.
  • Pendant la grossesse ou l’allaitement, demandez un avis médical avant de prendre un antiparasitaire.
  • Les huiles essentielles sont à éviter chez les jeunes enfants et durant la grossesse sans avis médical.
  • En cas d’asthme, demandez conseil à un pharmacien avant d’utiliser un spray, car certains produits peuvent irriter les voies respiratoires.

Quand faut-il demander un avis médical ?

Le pharmacien reste un bon premier interlocuteur pour choisir un traitement adapté. Mais certains signes justifient une consultation médicale :

  • Un doute sur le diagnostic.
  • Des symptômes qui persistent malgré un traitement correctement suivi.
  • Des douleurs abdominales, une diarrhée ou une perte de poids, qui peuvent évoquer d’autres troubles digestifs.
  • Un retour de voyage en zone tropicale, où d’autres parasites peuvent être présents.
  • Une peau abîmée par le grattage, avec des croûtes ou des signes d’infection.
  • Des démangeaisons qui persistent après un traitement contre la gale.
  • Des poux du corps ou du pubis, qui nécessitent une évaluation médicale et peuvent justifier un dépistage des infections sexuellement transmissibles.

Pour confirmer une oxyurose, le médecin peut demander un « scotch test ». Un ruban adhésif est appliqué le matin, avant la toilette, pour recueillir les œufs et les faire analyser.

Pour les infestations courantes, certains antiparasitaires sans ordonnance peuvent être utiles. L’essentiel est de choisir un produit adapté à l’âge et à la situation, de respecter la notice et de demander conseil au pharmacien en cas de doute. Si les symptômes persistent ou si des signes inhabituels apparaissent, mieux vaut consulter plutôt que de multiplier les traitements.

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